Marie-Morgane DUCHEMIN, 22 ans, éducatrice de jeunes enfants au Jardin d'éveil Pilotin à Clamart, apprentie à Saint Honoré.

Qu'est-ce qui a motivé le choix de cette formation ?
« J'ai toujours eu le sens du contact avec les enfants et un esprit d'imagination. Ce qui me plaît dans cette formation c'est justement que par le jeu et les activités d'éveil, on permet aux tout-petits de s'épanouir, de stimuler les potentialités affectives et artistiques et de s'initier à la vie en société. Il faut avoir de l'affection pour les enfants sans tomber dans la sensiblerie. Il faut en fait avoir beaucoup de patience et créativité.
Bien qu'ayant réussi l'épreuve écrite au concours EJE (Educateur de Jeunes Enfants), je n'avais pas d'employeur. J'ai dû attendre un an pour trouver une structure qui m'accepte comme apprentie. Pendant ce temps, j'ai été auxiliaire de vie sociale pour des enfants en difficulté. Une expérience enrichissante qui m'a permis d'être confrontée à des problèmes comportementaux d'enfants. Car le métier d'EJE ne consiste pas seulement à "éduquer" des enfants mais aussi à détecter d'éventuels problèmes.
Pendant ma formation, j'ai réalisé les deux stages dans une crèche collective municipale du Val d'Oise et dans une halte-garderie de Boulogne-Billancourt.»

Pourquoi avoir choisir le contrat d'apprentissage ?
« Avec le contrat d'apprentissage, vous êtes très vite confrontée à toutes les réalités du métier. Après trois journées pédagogiques, j'ai embrayé directement par trois semaines chez mon employeur le Jardin d'Eveil Pilotin à Clamart (92) qui accueille une trentaine d'enfants. La structure est petite. S'occuper de huit enfants, c'est lourd au quotidien. Au départ, il m'a fallu apprendre à contenir les enfants. Quand une moitié veut une activité et l'autre non. Et puis, il y a les parents avec qui il faut construire une relation de confiance. Là aussi, l'expérience compte beaucoup, pour maîtriser le dialogue. Car il y a des choses à dire ou à ne pas dire.
Surtout le contrat d'apprentissage permet d'avoir un statut de salarié et l'expérience du terrain. Et c'est vraiment une chance par rapport aux étudiants en voie classique. A chaque retour en cours, nous avons un groupe d'analyse de pratiques. Par groupe de dix, avec un enseignant, on revient sur notre quotidien professionnel. Les aspects de communication dans les équipes sont les problèmes qui remontent le plus souvent. Nous passons en effet l'essentiel de notre temps avec les enfants et la communication se fait mal parfois entre les adultes membres de l'équipe. Et puis, il y a d'autres problèmes plus délicats auxquels nous pouvons être confrontés comme la maltraitance. Elle peut être le fait des parents ou de professionnels en situation de fragilité psychologique… Et là on a vraiment besoin de conseils. Pouvoir revenir en cours sur ces aspects est essentiel.»

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